mercredi 28 mai 2008

Ca se mange, ça ?

Le koikesse de la semaine m'a été offert par le fermier chez qui j'achète mon munster. Je crois que j'ai du ce cadeau à mon air ahuri empreint d'intelligence bovine devant le koikesse. Autant vous dire que ce koikesse n'est pas facile, c'est la première fois que j'en entendais parler. Par contre ici, tout le monde à l'air de connaître. Je suppose donc que c'est une spécialité de l'est de la France.


En tout cas, ce koikesse va révolutionner ma vie (un peu moins que le congélateur mais quand même).

mardi 27 mai 2008

Te mouche pas dans ta manche et dis bonjour à la dame

Bon et bien on peut dire qu'à part celles venant de Chofie, les propositions n'ont pas afflué pour ce koikesse. Du coup c'est elle qui gagne le point cette semaine, ne serait-ce que pour avoir fourni la réponse la plus originale.



Le koikesse de la semaine sert bien aux brodeuses. Il s'agit d'un
polissoir. Je sens bien que cette information ne vous aide pas beaucoup plus, si ? Contrairement à ce que le titre laisse entendre ça ne va pas vous aider à inculquer les bonnes manières à votre progéniture (de toute façon maman, en ce qui concerne la tienne, c'est déjà trop tard : il m'arrive même de dire des gros mots au boulot, je suis un cas désespéré). Par contre ça peut vous permettre de donner un air plus fini à vos broderies en points traditionnels, le point de satin notamment. Les adeptes de broderie blanche en font un usage intensif. Et comme l'explication est certainement plus claire en images, je vous en ai trouvé la démonstration ici.
Sur la photo d'aujourd'hui, parmi les petits copains du koikesse se trouve une de vos futures énigmes (en fait pour l'instant je ne suis pas moi même sure de koikesse mais je ne sais pas si je dois la soumettre sans avoir la solution) mais promis, cette semaine je vous remet un truc qui se mange.



mercredi 21 mai 2008

Koikesse, le retour de la vengeance

Cette semaine, le koikesse ne se mange pas (je crois qu'il est en plastique mais je n'en suis pas certaine).
Parce qu'il n'y a pas que les légumes dans ma vie et qu'on n'est pas sur un blog de cuisine tout de même ! Ces derniers temps mes messages filaient un mauvais coton. Alors le voilà :


J'attends vos suggestions en commentaire (la pièce n'a aucun rapport avec le koikesse, c'est juste pour vous donner une idée de sa taille).

EDIT : ah voilà, pour ce koikesse, je sens qu'on va avoir des suggestions d'utilisation intéressantes.
Alors en réponse aux commentaires :
  • non ce n'est pas un pic à chignon miniature
  • oui une utilisation en broderie/tricot est plus probable (en plus je suis nulle en tricot, je n'ai toujours pas fini mes chaussons commencé il y a dix ans, et c'est le troll qui me donne des conseils quand j'essaye de tricoter, il était donc peu probable que je trouve l'usage d'un accessoire de tricot toute seule)

samedi 17 mai 2008

Kilukru

Et bien le grand gagnant de ce concours est donc un maraîcher (que je ne connais pas, merci de me transmettre son adresse par mail pour que je lui envoie son cadeau) spécialiste des "trucs bizarres comme j'aime"... hum, bon passons même si, le troll est témoin que je mange pas des trucs si bizarres que ça. Bon après consultation du troll, je crois qu'il trouve que c'est parfois un peu bizarre quand même ("mais j'en avais déjà entendu parler, hein" a-t-il cru bon de préciser).

Le koikesse de la semaine était bien du chou rave. Et le chou rave est aussi bon cru que cuit (d'où le titre, vous êtes priés de rire poliment et de faire comme si c'était drôle, merci).  Les miens étaient verts mais ils peuvent aussi parfois être violets. J'avais arraché les (petites) feuilles pour optimiser la conservation mais j'ai lu qu'elles pouvaient se cuisiner comme des épinards.



C'est un aliment riche
  • en vitamine C (en fait une portion de chou-rave couvre vos besoins journaliers),
  • en acide folique (j'essaye de battre les céréales du petit déjeuner du troll juste avec des sources naturelles, ben c'est pas de la tarte),
  • magnésium, calcium (je peux sans crainte ne plus jamais racheter l'eau qui m'a été envoyée en test et qui n'était pas une réussite sensationnelle coté goût)
  • et sélénium (j'ai rencontré une biologiste qui prétendait que tous les problèmes féminins seraient supprimés si on faisait plus attention à notre carence en sélénium, ça a du me traumatiser maintenant j'y fais gaffe, par contre je n'ai pas noté d'effet particulièrement bénéfique sur ma santé, je devais pas être terriblement carencée).
Si avec tout ça vous ne rêvez pas vous aussi d'en manger...

Du coup, je vous offre deux recettes pour l'accommoder, validées par le troll qui n'a pas l'air trop malheureux de son rôle de cobaye. On peut aussi le manger comme le radis, sans aucune préparation, simplement découpé en gros morceaux ou en tranche, avec éventuellement un peu de fleur de sel dessus mais personnellement j'ai trouvé ça un peu trop fade.

A servir en entrée, des rillettes pommes-raves, très frais, ce qui est bien agréable lorsque l'été s'est trompé de saison et a décidé d'arriver de manière un peu trop précoce.



Pour deux timbales de bonne taille, j'ai utilisé :
  • un chou rave
  • deux petites pommes
  • le jus d'un demi citron
  • sel, poivre
Il suffit d'éplucher le chou et les pommes, d'épépiner cette dernière, de les couper en quartier et de râper le tout (trous moyens, pas les tous petits qui servent pour faire les carottes râpées) et ensuite de mélanger avec le jus de citron et d'assaisonner à son goût. C'est tout (et à peine plus long que de faire cuire des patates carrées).

En plat principal, un peu plus exotique, un
sauté de poulet aux chou-raves



Pour deux personnes, il m'a fallu
  • trois chou raves
  • deux filets de poulet
  • un citron
  • du vinaigre de cidre
  • de l'huile d'olive
  • un oignon
  • de l'ail
  • des graines (de soja parce que c'était ce que j'avais dans mon placard mais à mon avis ça doit être très bien avec des cacahuète et/ou des noix de cajou)
  • sel, poivre



Mettre l'huile à chauffer et y jeter l'ail haché et l'oignon émincé. Faire suer quelques minutes à feu vif, baisser un peu et ajouter les filets de poulet détaillés en cubes (pour la préparation du poulet il faut aller faire un stage chez piti frère, c'est lui qui m'a tout appris). Faire revenir cinq minutes à feu moyen.
Éplucher les choux et les détailler en brunoise (ça c'est juste la façon chic pour dire qu'on découpe des petits dés, normalement de quelques millimètres de coté, mais à la main, sans ustensile spécial, ça dépend surtout de sa patience). Les ajouter dans la poêle et laisser cuire encore 5 minutes à feu moyen (moins si vous voyez qu'il commence à colorer où si un des autres ingrédients semble risquer de cramer) puis ajouter le jus de citron, du vinaigre de cidre, couvrir et laisser mijoter à feu doux encore un quart d'heure. Quelques minutes avant la fin, ajouter les graines et rectifier l'assaisonnement (sel et poivre).
Mon avis : j'ai noté de tester en remplaçant le sel par de la sauce soja et d'ajouter aussi un peu de gingembre en poudre.

mercredi 14 mai 2008

Le koikesse

Mercredi c'est le jour des enfants. Suite à un commentaire d'un chat rose, l'idée a donc germé dans mon esprit de vous proposer un petit jeu. Chaque mercredi je vous montrerai une photo et à vous de me dire ce qui est sur la photo. Pour commencer, un truc trouvé sur mon marché le week-end dernier.



Mhhhh alors ? Koikesse ?
Pour vous éviter de vous ronger les sangs trop longtemps, je vous donne la réponse ainsi que des possibilités pour l'utiliser ce week-end.

mardi 13 mai 2008

Achevez moi !

C'était bien la peine que je me moque des conseils donnés par les éminents spécialistes, vu que dès le week-end arrivé, mon neurone s'étant mis en vacances, j'ai accumulé les erreurs d'allergique débutant.

Le dimanche en tout début après-midi on va se balader avec le troll. Habituellement on se choisit une excursion de 2-3 heures minimum histoire de faire le plein de soleil mais ce week-end on avait plein de boulot et un peu moins de temps. Du coup j'ai cherché un truc pas trop loin et mon choix s'est arrêté sur un parc à quelques arrêts de tram. Le "jardin du toucher et des senteurs" que ça s'appelait. Ça n'a fait tilt ni pour l'un ni pour l'autre.
On ne partait pas pour longtemps alors on ne voulait pas se charger, du coup je suis partie avec de l'eau mais sans mes mouchoirs. Je ne me suis toujours posé aucune question.
On a donc pris le tram et on a trouvé le parc très vite. Que tout marche comme sur des roulettes, pour inhabituel que ce soit, ne nous a encore pas mis la puce à l'oreille.
Dans ce jardin "idéal pour les enfants" j'ai été trèèèèèèès bon public : touché à tout, sniffé à tout, commenté ("ohhhh tiens, c'est drôle l'allergie à l'ail ça marche aussi avec la ciboulette. Ah oui tiens, maintenant que je lis mieux l'étiquette, le nom latin c'est allium bidule") et j'ai poussé le troll a s'amuser avec moi.
On a enfin retrouvé un semblant de lucidité (temporaire) quand, au moment où on sortait du parc, le troll m'a signalé que sa gorge commençait à sacrément le démanger. On s'est mentalement fichu des baffes et on a décidé de rentrer... à pied... par le bord du canal si mignon qu'on avait vu l'autre fois depuis l'autoroute...
Et nous voilà donc partis pour trois bons quart d'heure de marche, sur un petit chemin (mais tout petit hein, genre dix centimètres de large) bordé de tout un tas d'herbes folles bien réjouissantes, d'orties et bien sur d'une autoroute.

Compte tenu de notre état en rentrant et, bien qu'on n'ai pas jugé absolument nécessaire l'arrêt aux urgences quand on est passés devant, on n'a pas fait les malins : on est passés direct sous la douche comme le conseille ma radio.

mercredi 7 mai 2008

all... tchoum

C'est d'un oeil alerte (l'autre il pleure et il a tellement gonflé que c'est peine perdue de tenter de l'ouvrir) et le souffle court que je viens vous hurler mes états d'âme à la face. Vous n'en vouliez pas ? Ben c'est dommage, fallait pas laisser parler certaines personnes à la radio.

Vous aurez tous remarqué que ça y est, le printemps est arrivé : vous vous prélassez tous en terrasse, et moi de mon coté j'ai déjà transformé le troll en homard sous prétexte de faire le plein de vitamine D. Mais avec le soleil il n'y a pas que les sandales et les mini jupes qui ressortent. C'est aussi la fête au pollen dans les rues et les campagnes.
Je m'apprêtais donc à repasser en mode éténation (l'hibernation d'été) avec ma réserve de mouchoirs en papier pas écolo du tout, mes gouttes pour les yeux, mes comprimés qui servent à rien mais qu'en fait si c'est pire quand on les oublie, mes pshits pour le nez, la gorge, mes crèmes contre la montgolfiérisation qui guette certains morceaux de mon corps etc... en attendant le retour de l'automne qui, si j'ai autant de chance que l'an dernier, devrait commencer à peu près mi-juillet, quand j'ai été agressée par les conseils d'un médecin spécialiste (ça déjà c'était louche, d'habitude on appelle les spécialistes des allergies des allergologues, celui là non, j'aurais du éteindre avant qu'il ne soit trop tard).
Ce monsieur, très rassurant, venait nous expliquer que non, les allergies respiratoires ce n'était pas une fatalité. Quelques conseils simples pouvaient aider à mieux passer cette période difficile. Je ne voudrais pas que vous aussi vous passiez à coté de la solution miracle, alors je vous les livre :
  • ne pas se rouler dans l'herbe - Alors là, je tiens à le remercier ce monsieur, comme tous les allergiques je me roulais dans l'herbe tous les matins sans avoir jamais pensé que ça pouvait être dangereux. Des fois même je me secoue des branches d'arbre en fleur sur la tête pour compléter le tableau, avec une préférence nette pour les chatons du frêne qui se prélasse devant mes fenêtre de bureau.
  • se déplacer en voiture, les fenêtres fermées - Là encore, grande idée. Au lieu d'aller à pied au boulot je vais prendre ma voiture pour pouvoir m'y rendre les fenêtres fermées. D'ailleurs c'est bien connu l'asthme n'est pas aggravé par la pollution donc en été, allez, tout le monde prend sa voiture.
  • et enfin surtout on évite de faire entrer les allergènes chez soi - Là c'est le sketch de la chauve-souris qui m'est venu à l'esprit et j'ai failli être rassurée : l'interphone ne fonctionne plus chez nous, donc aucune chance que l'allergène réussisse à se faire ouvrir, et en plus 5 étages à monter à pieds vu qu'il est trop petit pour atteindre le bouton d'ascenseur... ça fait beaucoup quand même.
  • donc se déshabiller et se laver les cheveux après chaque sortie et avant de rentrer dans les pièces sensibles. - Zut, raté, l'allergène est rusé, il s'accroche à toi pour entrer. J'imagine que mes voisins vont apprécier de me voir faire un strip-tease tous les soirs sur mon paillasson. Il faut aussi que j'envisage de placer une douche de sécurité dans l'entrée, quoiqu'en fait, je me demande si un sas de décontamination ne serait pas plus prudent. Nan parce que j'ai pas un château pour habiter dedans, donc je peux pas choisir des zones "sensibles" et d'autres "pleines d'allergènes", je suis obligée de me servir un peu de toutes les pièces quand même.
  • Voilà, en suivant ces quelques conseils simples, la qualité de vie des allergiques doit pouvoir considérablement s'améliorer. - Et il est au courant le monsieur que je passe une bonne partie de mon temps au boulot ? Et que là et ben il veulent pas me couper l'arbre qui ombrage si joliment ma vue, ni m'installer la clim pour que je ne sois pas obligée d'ouvrir les fenêtres sous peine de suffoquer et ne parlons pas du sas de décontamination à l'entrée parce que sinon j'ai peur de me faire interner. Quoique j'ai peut être une solution en fait, si j'allais m'installer dans une salle blanche ?

Et sinon, je ne fais plus rien ? Je ne vous montre plus rien ?... Vous avez déjà essayé d'avoir une activité, manuelle ou non d'ailleurs, en pleurant, avec un seul oeil encore valide et en tentant d'éponger les chutes du Niagara qui s'écoulent de votre nez à l'aide d'un paquet de mouchoirs en papier à l'heure vous ?