vendredi 22 février 2008

urgence légumière

Bon puisque je suis sollicitée par bien 20% de mon lectorat, me voilà donc de retour avec des histoires de potager.
Loin de moi l'idée de me moquer de ce que certains donnent à manger à leurs chèvres. Tout d'abord parce que les chèvres, c'est bien connu, bouffent n'importe quoi (vieux restes de sandwichs compris), ensuite parce que je serais bien mal placée, moi qui ai tenté de donner du sucre à bouffer à des cygnes lors de notre dernière ballade dominicale (cygne qui d'ailleurs a exprimé son mécontentement devant un attitude aussi légère en me passant un savon fortement sonore).
Malgré tout, l'heure de la diversification alimentaire ayant sonné pour tous, je me dois de donner quelques repères afin d'éviter aux non-chèvres de cuisantes déceptions.

Tout d'abord, revenons sur ça :

Ceci est un céleri branche. Pour la plupart des êtres humains normalement constitués, ceci n'est pas comestible cru ! Certains parents particulièrement retors ont déjà essayé de le cacher, découpé en tronçons, au milieu de salades composées (pâtes, poires,  noix et roquefort), peine perdue ! L'être humain est heureusement équipé de papilles gustatives suffisamment sensibles pour éviter de tomber dans le piège :  il ne se laisse pas empoisonner aussi facilement.

Passons maintenant au poireau. Il en existe deux sorte, l'une domestique, fortement conseillée aux débutants :
 voire  

Pour cette variété, pas trop de conseils à donner mis à part que la partie extérieure du légume, sur laquelle le mode d'emploi est indiqué, ne se mange pas (sauf quand on est une chèvre, elles adorent le carton).
Ensuite, passons à l'espèce sauvage.


Avouons le, il n'a pas l'air commode et fait de plus partie des espèces représentées par le Comité de défense des légumes. Ceci étant dit, de courageux chasseurs les récoltent pour les mettre à votre disposition sur les étals des marchés et supermarchés. Une fois mort, il ressemble à peu près à ça :
Avant de le consommer il faut éliminer l'extrémité poilue de la chose, puis le bout des feuilles flétries et/ou dures. Il est également utile de laver le poireau, surtout si vous m'invitez à manger. J'ai la mauvaise habitude de me casser une dent sur n'importe quel grain, si microscopique soit-il, qui aurait été oublié. Pour cela, le mieux est de fendre le poireau, sur un tiers à la moitié de son épaisseur, au niveau du creux d'attache des feuilles (donc ça fait deux fentes parce que si vous regardez bien les feuilles du poireau sont disposées de manière contrariée deux à deux). Comme c'est certainement plus clair en images, c'est de ce creux que je parle :

Puis lorsqu'on le met sous le robinet, l'eau doit réussir à emmener la terre ou le sable (frotter un peu quand même). Ensuite il faut découper les poireaux en rondelles (mais ça fait pas des rondelles à cause des fentes). C'est à cette étape que l'on se rend bien compte qu'il s'agit d'un copain fourbe de l'oignon. Généralement c'est en pleurant comme une madeleine que j'appelle le troll au secours. Une fois la découpe effectuée, le troll vous donne une astuce si vous avez mal nettoyé le poireau au départ. Lui il met le poireau découpé dans un égouttoir et il re-rince. Enfin ça c'est depuis qu'il a peur de devoir me moudre tous les aliments si je perds encore une dent.

Pour la cuisson j'utilise ma cocotte minute sans le panier vapeur. Je met un peu d'huile au fond, j'allume sur feu vif et je fais suer un peu le poireau. S'il vous parait sec, vous pouvez rajouter un peu d'eau, si vous avez des filets de poisson au congélateur, vous pouvez les poser tels quels par dessus les poireaux avant de fermer la cocotte minute. A partir du chuchotement, compter dix minutes pour la cuisson. Avant de servir ajouter de la crème fraîche.

Si vous vous sentez tout à coup fan des poireaux, je peux vous aiguiller vers ce site, très complet pour toutes les infos botaniques, artistiques et historiques.
Et bien entendu je ne pouvais pas finir sans vous ajouter la chanson du poireau, non ne me dites pas merci, ça devrait juste vous rester dans la tête le week-end entier maintenant (et si vous êtes de vrais inconditionnels, je vous conseille celle du site du lombric, elle s'arrête pas).


1 commentaires:

Fedub a dit…

ah heureusement que tu es là. Promis à la prochaine saison, je te montrerai les photos des légumes que je n'arrive pas à identifier dans mon panier ! (ps : tu ne viens pas chez Bilbi :( )