mardi 6 novembre 2007

Halloween

J'entame une série "imagier du potager" parce que je me suis rendue compte ce week-end qu'en fin de compte il y avait un public pour ce type de sujet. J'ai aussi retrouvé mon câble d'APN, je devrais donc également pouvoir rapidement vous faire profiter de mes aventures postales de ces derniers mois.



Calendrier oblige, attaquons nous donc aux cucurbitacées : potirons, citrouilles et autres courges.
Une brève présentation s’impose. Non, non ne riez pas, elle est nécessaire. Ça évitera bien des mésaventures aux newbies du légume qui décideraient de suivre aveuglément mes conseils culinaires. Accessoirement ça m'évitera des coups de téléphone affolés pour savoir comment "ça" s'épluche ou des reproches un lendemain de week-end parcequ'une cuisinière en herbe, pleine de bonne volonté, s'était rendu compte, mais un peu tard, qu'il n'y avais certainement pas assez à manger pour trois personnes dont sa belle mère dans la courge naine (décorative) achetée le matin même au marché et préparé suivant "mes" indications.

Tout d’abord le potiron n’est pas une courge. C’est important de le savoir avant de l’acheter, sinon il risquerait de se vexer. Il s’agit d’une cucurbitacée rouge orangée de bonne taille que l’on trouve généralement sous forme de tanches plus ou moins épaisses.
J’en entends des dissipés dans le fond qui disent : « Ah ! Mais elle nous parle d’une citrouille ! »
Que nenni ! Ne confondons pas ! C'est encore un coup des américains cette histoire. Dans le Cendrillon de Walt Disney, c'est un potiron qui est transformé en carrosse, et pas une citrouille comme c'est raconté dans le conte. Une drôle d'idée d'ailleurs puisque la grosse citrouille orange est américaine, et que ce sont des potirons que vous trouverez le plus facilement sur les marchés hexagonaux. Deux images pour bien comprendre de quoi je parle :


Vous pourrez ainsi constater, qu’en sus d’une grimace horrible, la citrouille se distingue parce qu’elle ne fait pas de quartier, porte un chapeau pointu et est nettement moins bonne à manger (ah non ? ça ne se voit pas sur les photos ?). De plus, elle c’est une courge !
Pour ceux qui suivent le cours de reconnaissance de légumes en niveau avancé et qui pourraient se trouver confrontés à des spécimens beaucoup plus exotiques comme la courge musquée de Provence ou le giraumon (un potiron antillais), la véritable différence entre la famille des courges et celle du potiron se situe au niveau du pédoncule. Chez les courges il est dur et pentagonal, celui des courgettes est d'ailleurs assez caractéristique, alors qu'il est rond et spongieux chez les potirons.


Il existe ensuite un grand nombre de courges comestibles. Parmi les plus courantes, la citrouille bien sur (mais qui ne sert pas à grand chose d'autre qu'à faire des lanternes d'Halloween)



mais aussi le patisson (je n'ai jamais trop accroché), le potimarron (excellent, petit gout de châtaigne), la courge spaghetti (rigolo mais un peu fade à mon gout, là elle est blanche mais elle est plus souvent jaune et peut même être à rayures vertes) ou la butternut (ça je miame)



Revenons du marché. Je compte habituellement 700 à 800 g de courge ou de potiron pour deux gros appétits légumiers. Attention, autant un potiron ou une courge, entier se conservent plusieurs mois à la cave, autant une tranche déjà découpée doit être conservée au frigo et cuisinée dans la semaine sinon après vous aurez une superbe culture de moisissures (bleu sur orange c'est du plus bel effet) dans le bac à légume.
Tous ces légumes (à part la courge spaghetti qui se cuit entière et dont on détache ensuite la chair) se cuisinent de la même façon. Encore crus, il faut les ouvrir pour enlever les pépins et les filaments contenus à l’intérieur du croissant de chair. Ensuite on le découpe en gros cubes et on les épluche. Je vous conseille de les découper avant de les éplucher parce qu'ils n'ont pas la peau tendre. On conseille parfois de les cuire avant de les éplucher, je ne trouve pas ça des masses pratique, surtout si l'on considère le risque non nul de s'ébouillanter avec cette technique.
Une fois les cubes découpés et épluchés, ils peuvent être congelés tel quel et être utilisés plus tard. Ils se cuisent a peu près comme les pommes de terre : 10 min. à la cocotte minute (éviter de les cuire à l’eau, il s’imbibent). Ensuite vous pouvez en faire ce que vous voulez : purées, soupes, gratins etc... mais ce sera pour une prochaine fois.

2 commentaires:

ghis a dit…

J'ai effectivement découvert le potimaron pour faire un velouté samedi a mes invités . Je l'ai servi dans des bols transparents avec un flan au lard dessous.
Délicieux pour ceux qui ne sont pa salergiques au porc...

Titi a dit…

Tu l'aurais découvert plus tôt si tu avais accepté de gouter à ma soupe potimarron-noix de coco ;-)