vendredi 2 octobre 2009

Ecossage

Comme les mouches du troll l'avaient cafté, nous sommes trois depuis presque un mois. Le 04 septembre, un petit pois de sexe masculin a fini par nous rejoindre (un peu contre son gré, il ne voulait toujours pas sortir).

Le problème, à mon gout, c'est qu'il n'est toujours pas convaincu qu'il a bien été extrait. Résultat, j'ai troqué le petit pois contre un bébé lémurien. Autant dire qu'on aurait pu faire des tas d'économies en matériel de puériculture puisque je suis quasi le seul transat/poussette/biberon/sucette/jouet que l'animal accepte sans hurler. Bref, je décide encore moins qu'avant la naissance de ce que je peux faire de mon propre corps (d'ailleurs m'appartient-il encore ?). Du coup, ce blog risque de voire son rythme de publication sacrément ralenti (mais je vous rassure, mon sommeil c'est pire). Et oui, je sais, on est des petits joueurs.

mercredi 2 septembre 2009

Les incontournables de l'été (2)

J'ai vérifié, c'est environ 365 jours le temps de gestation chez la baleine, au pire il ne me reste donc qu'un peu moins de 3 mois à tenir au rythme d'un post par jour ... à moins que ... parce que chez l'éléphante c'est de 20 à 25 mois en moyenne une grossesse ...

En attendant, il fait toujours aussi chaud (et pourtant il a plu hier soir, mais vraiment pas assez pour rafraîchir le fond de l'air) et c'est une bonne occasion pour vous présenter un des miams froids qui est devenu un incontournable cet été.

La Caponata Sans

Bon là, le concept c'était de trouver à écouler mes tomates le jour où le petit pois a décrété que je n'avais plus le droit d'en consommer crues à moins de vouloir mourir étouffée pendant mon sommeil (je conseille le réveil en sursaut avec des sucs gastriques dans les poumons, ça ne fait pas peur du tout du tout, on tousse comme une malade, et on ne comprend rien à ce qui vient de se passer). Si on tient compte du fait que j'avais décidé de rattraper le retard de cette année dans la saison des tomates (fin juillet pour les premières, c'est indécent !) en en consommant deux fois plus, et que j'avais fait un stock en conséquence, on imagine sans peine que non, une tarte à la tomate ne s'est pas révélée suffisante. Du coup j'ai tenté une version très personnelle de la Caponata (à savoir sans aubergines pour cause d'allergie, alors que normalement c'est l'ingrédient principal et  sans céleri branche parce qu'il  n'en faut pas assez et que je ne sais pas quoi faire de ce qui resterait, d'où son nom).

Du coup, les ingrédients : 

  • 3 petits poivrons verts (ou 2 gros)
  • 4 grosses tomates rondes (j'ai testé avec les allongées, c'est moins bien, elles nécessitent d'être épluchées)
  • 2 petits oignons
  • huile d'olive
  • 1/2 bocal de câpres au vinaigre
  • 1/3 de bocal d'olives vertes dénoyautées
  • 3 càs de vinaigre balsamique
  • 1 ou 2 càs de pignons de pin (c'est suivant le goût de chacun)

Pour la préparation, c'est un peu long parce que les légumes cuisent séparément mais pas tant que ça, si on découpe les légumes suivants pendant que les premiers cuisent.

  • Epépiner les poivrons et les émincer en petits cubes. Les faire revenir 15 minutes dans l'huile d'olive à feu doux. Réserver une fois cuits
  • Pendant ce temps éplucher et émincer l'oignon et découper les tomates en cubes (les éplucher si on veut vraiment faire classe pour servir). Faire dorer les oignons à feu moyen dans l'huile d'olive deux minutes, baisser le sur feu doux et ajouter les cubes de tomate, laisser mijoter 10 minutes.
  • Hors du feu, remélanger les légumes et ajouter les câpres, les olives découpées en 4, les pignons et le vinaigre balsamique.
  • Laisser au frais au moins 8 heures avant de servir. Rectifier l'assaisonnement à froid (j'y arrive pas à chaud moi).

Ca se mange comme une salade, en accompagnement de grillades, en tartine sur des tranches de pain de campagne grillées au four, etc... Le troll a validé : il en re-réclame régulièrement.

mardi 1 septembre 2009

En direct de l'atelier des petits chinois (2)

Bon bon bon, je suis toujours là donc je vous dois un message. Mais comme je suis crevée et que pour cause d'hôpital et de courses (ma centrale vapeur a décidé que là, trop c'était trop elle ne voulait pas repasser une paire de draps supplémentaire) j'ai du répondre un nombre certain de fois "avant hier" aux gens qui me demandaient pour quand c'était prévu (et là, allez savoir pourquoi, tout le monde à son petit avis sur le fait qu'il faille où non laisser faire la nature, c'est usant, je suis verte de ne plus pouvoir me promener avec le T-shirt "c'est pour Août" qui m'évitait ce genre de conversations), je m'offre un message de flemasse, avec les oeuvres d'autrui dedans, encore une fois.

Alors, compte tenu du nombre de brodeuses dans mon entourage, adeptes qui plus est du doudou brodé comme cadeau de naissance, j'ai eu peur que le petit pois croule sous les doudous en question. Du coup j'ai interdit ce type de cadeau et j'ai promis, à toute personne transgressant cet interdit, un doudou brodé à son propre prénom en guise de représaille. Je me rends d'ailleurs compte que j'ai omis de prévenir une des contrevenantes potentielle, toutes mes excuses, mais pas d'inquiétude, j'ai déjà le doudou à broder, je n'aurais aucun scrupule à le faire...

Bref, pour protester contre ma lenteur à ranger ce qu'il fallait mettre en carton, ma maman qui s'ennuyait parcequ'elle n'avait plus rien à faire  a éprouvé le besoin d'occuper ses mains en brodant. Elle a donc évité l'éceuil du doudou en brodant un bavoir (bon là je me dis que c'est moins grave de me retrouver avec 15 bavoirs brodés).

Le voici donc présenté sur mon mannequin officiel (où on se rend compte que si pour la tête ça va bien, pour le corps par contre... je vais être obligée d'attendre d'avoir un vrai petit pois sous la main).

lundi 31 août 2009

Le 10ème mois

Et bien oui, nous y voilà, aujourd'hui j'entame officiellement le 10ème mois de couvade de petit pois. Le calendrier qui me permettait de suivre l'évolution de ma grossesse jour après jour ne sait plus me répondre que "vous avez déjà accouché", pourtant je suis presque sure que je m'en serais rendue compte si c'était le cas. J'ai même reçu aujourd'hui un courrier d'un catalogue de vente par correspondance me félicitant pour cet heureux événement...

On a donc la preuve définitive de ce que je pressentais depuis la première échographie : il ne s'agit pas d'un bébé humain mais d'un alien. Et maintenant commencent les vrais problèmes pour sortir de chez moi : que répondre aux gens qui vont me demander pour quand il est ? Hier ? Ca ne fait pas très sérieux quand même.

En attendant la fin de ma grossesse éléphantesque je m'occupe les doigts allongée (bon vautrée en fait), ce qui limite pas mal mes oeuvres. Du coup, j'ai concocté au petit pois une vraie collection de langes (garantis tous doux puisqu'usés par déjà deux générations de bébés) customisés.

Certains ont été teintés, sur d'autres j'ai brodé un petit personnage. J'ai fait pas mal de test, en broderie traditionnelle, au point compté (avec ou sans tire fil, en 1/1 ou en 2/2). Puisqu'on me le demande souvent, les langes, ça ne sert à rien et du coup ça sert à tout (couche, insert, bavoir, protège matelas, protège parents et piti frère avait élu ce machin comme doudou).

J'en ai même acheté des tous jolis chez le suedois (bon plan d'ailleurs, ils sont assez épais, vraiment pas cher et dans chaque lot il y en a un blanc, donc customisable à souhait un rayé et un avec un joli imprimé).

dimanche 30 août 2009

En route pour l'hôpital (jamais 2 sans 3)

Bon, ben aujourd'hui, sous prétexte que c'était la date à laquelle devait arriver le petit pois, je suis partie, pour la deuxième fois, à l'hôpital avec une valise pleine dans le coffre... au cas où. La première fois c'était il y a maintenant un peu plus de 3 semaines et j'avoue que je suis contente qu'elle n'ai servi à rien à l'époque (cette fois ci non plus mais à part que j'ai fait des cauchemars toute la nuit, j'étais beaucoup moins stressée).

Parce qu'il y a 3 semaines c'était la grande opération : on tente de retourner le petit pois dans sa cosse et que ça c'est décidé un peu en catastrophe (la veille en fin d'après-midi pendant le dernier rendez-vous de suivi de grossesse), et que ça a donné une sorte de grand branle-bas de combat impressionnant : prises de sang en urgence à l'heure de fermeture du labo (avec analyses et traitement en urgence pour pouvoir les récupérer avant 7h30 le lendemain matin, le tout au cas où un césarienne aurait été nécessaire pendant les manipulations), lessive des affaires du petit pois, séchage, repassage, besoin impérieux de refaire de la soupe de courgette (oui oui, c'était o-bli-ga-toi-re sinon on courrait à la catastrophe) et vers 23h, ça :

Ouaip, en attendant que le linge sèche, et pour pouvoir boucler la valise du petit pois je me suis mis en tête qu'il était rigoureusement impossible de risquer d'accoucher sans lui avoir cousu un truc moi même.

Donc en plein milieu de la nuit, sans plus aucun neurone de fonctionnel, je lui ai cousu une gigoteuse tirée du livre "tendre canaille" (de Jeanne Magdeleine et Innamorata)

En fait, je voulais une version moins épaisse que ce qu'on trouve dans le commerce (avec la chaleur qu'il a fait tout le mois d'août je ne voulais pas que le petit pois cuise) donc l'intérieur est en polaire très fine (un plaid acheté 3€ en supermarché, et j'ai encore de quoi en faire au moins une seconde dans ce qu'il me reste) et l'extérieur est un coton californien trouvé chez La petite Emilienne (un vrai lieu de perdition).

Bon j'avoue que le tissu avait déjà été découpé à l'époque où je tentais encore le retournement du petit pois en marchant à 4 pattes. Encore heureux d'ailleurs parce que j'ai modifié un tout petit peu le patron pour ne pas avoir besoin d'utiliser les 1m60 de tissu préconisé et de me contenter de 70cm (rien n'est trop beau pour le petit pois, mais là, quand même). Il ne me restais donc que la partie couture, mais ça n'a pas été une mince affaire quand même, surtout que je me suis trompée de sens pour la doublure et que même avec un découd'vite, la polaire ça se découd lentement ! Et puis autant le dire, je n'ai pas trouvé les indications (notamment sur la taille du col ou de l'ouverture pour les bras) super claires donc j'ai du un peu tâtonner, et sans aucun bébé sous la main pour vérifier c'était pas évident. Au final, il a quand même été fini cette nuit là, avec plein de gros défauts (faut pas regarder les finitions du biais de trop près), sans le bouton (bouton en noix de coco acheté depuis à la droguerie) et surtout avec une ouverture pour le bras trop petite (pareil, j'ai arrangé ça depuis). La preuve sur mon mannequin vedette (oui oui, c'est ce qui me sert de bébé pour tester la taille de ce que je fait : un lapin crétin habillé d'une brassière de 50 ans d'âge) :


Au final, j'ai eu bien raison de la coudre : mis à part que le petit pois est resté bien droit dans ses bottes, la tête haute, aucune catastrophe n'a été à déplorer. Ceci étant, c'est une autre histoire, elle est longue et il se fait tard alors la suite au prochain numéro.

samedi 29 août 2009

Les incontournables de l'été (1)

Le troll qui se croit drôle (on voit que c'est pas lui qui doit parlementer avec le petit pois pour réussir à manger sans se faire étouffer dans la demi-heure qui suis par son propre contenu gastrique !) prétend que je n'aurais pas matière à poster tous les jours avant mon départ pour la maternité. Je rappelle quand même que normalement c'est demain la fin officielle de cette grossesse hein ! Alors ça va bien, après vérification auprès de ma maman, j'ai profité de 9 mois pleins très exactement dans son ventre, donc je ne râlerai pas trop pour l'instant. Mais à partir de lundi, il faudra qu'il paye un supplément pour rester le petit pois.

Bref, pour faire mentir le troll, j'entame une seconde série feuilleton pour nous occuper. Si vous avez bien suivi, je fais toujours à manger. Mais entre la flemme, les jambes lourdes, les cartons (d'ailleurs maman si tu te souviens où on a bien pu ranger l'ouvre boite, ça nous aiderait beaucoup) et les travaux qui, je le rappelle, ont lieu en partie dans la cuisine, et mes restrictions alimentaires (c'est de pire en pire tous les jours il faut ajouter à mes allergies les interdits pendant la grossesse plus tout ce que je ne digère plus, la perte des tomates crues a failli être le pompon) ben le troll il a du accepter de manger toujours la même chose pendant tout l'été cette année. En gros quand un truc lui plaisait, je lui ai refait toutes les semaines. Le bon coté c'est que l'habitude compense ma perte neuronale, hop ni vu ni connu on pourrait croire que j'arrive encore à suivre une recette.

Un des tous premiers plats à avoir été fait et refait (faut dire que j'y ai développé une addiction inexplicable qui a presque détrôné la soupe de concombre Pique Art) c'est la 

Soupe pour les Nulles du MCI été

Bon alors tout d'abord je tiens à dire que ce n'est pas moi qui l'ai baptisée ainsi, ce sont eux qui ont une page intitulée "la cuisine pour les nulles". En plus je ne suis pas vraiment d'accord avec cette dénomination, ou alors ils ont oublié plein de détails pour quand on est vraiment nulle en cuisine. Par exemple là, ils donnent la recette pour un certain nombre de courgettes. Ben ça c'est une mauvaise idée, parce que suivant que la courgette c'est ma grand-mère qui l'a cultivée (ou le monsieur du koikesse, il a l'air d'avoir la même idée du rendement courgettesque) ou ma maraîchère préférée, vous pouvez vous retrouver avec une courgette de plus d'un kilo ou une courgette tellement petite que même à la cuiller à melon elle est increusable pour la farcir. Alors comme je suis une fille sympa, j'ai pesé mes courgettes pour vous donner la recette, qui est donc améliorée par rapport au MCI.

  • 450 g de courgettes, épluchées et coupées en petits dés (s'ils sont trop gros il faudra augmenter le temps de cuisson)
  • 3 grosses gousses d'ail épluchées et émincées (ou 5 petites ou 1,5 cac si vous le prenez congelé)
  • une brique de lait de coco (200mL ou une demi boite vu qu'elles font 400mL)
  • 2 càs de coriandre émincé, frais ou surgelé (l'idéal : en acheter une grosse botte, la laver, la hacher au hachoir à persil et congeler dans un petit sac ce dont on ne s'est pas servi pour la prochaine soupe)

C'est à partir de là que c'est super facile :

  • Mettre un peu d'huile d'olive au fond d'une sauteuse, et quand la poêle est chaude, faire revenir l'ail à feux vif, lorsqu'il colore ajouter les dés de courgettes pour les faire suer (pas les enquiquiner, mais éclater les cellules pour faire sortir l'eau) 3 minutes.
  • Baisser sur feux doux. Ajouter la moitié du lait de coco, et une càs de coriandre. Laisser mijoter couvert pendant 15 minutes.
  • Au bout des 15 minutes, vérifier que les morceaux de courgette sont tendres, sinon rajouter 5 minutes de cuisson.
  • Sortir du feu. Ajouter le reste du lait de coco, mixer.
  • Ce qui reste de coriandre sert à parsemer les assiettes de soupe au moment de servir.

C'est super bon chaud (servi en accompagnement d'accras, ça reste une de mes associations préférées) mais aussi et surtout froid (dans ce cas, faire juste attention à ne pas trop charger en ail). Quand on crève de chaud comme moi, ça n'a pas de prix une bonne soupe froide (et en plus ça se prépare à l'avance).

C'est encore la saison des courgettes, vous pouvez donc encore tenter cette soupe (le seul truc c'est qu'elle sera plus verte que la version prise en photo ici qui date du début de la saison des courgettes). Et surtout, cadeau bonus : ça se congèle très bien la soupe de courgette. La ressortir cet hiver pour une entrée chaude d'un repas thaï, ça me semble une bonne idée, je vais peut être tenter.

vendredi 28 août 2009

En direct de l'atelier des petits chinois (1)

Alors pour faire plaisir à Cracotte, je vais essayer de poster tous les jours, comme ça si je n'écris pas, vous pourrez tous vous imaginer que ça y est, j'ai enfin réussi à me rappeler que je n'étais pas une éléphante et que non, les grossesses ne sont pas censées durer 20 mois (alors que si ça se trouve ce sera juste la flemme, on n'est à l'abri de rien ma bonne dame).

En parlant de flemme, oui, je l'avoue je ne fais *rien* de mes journées. Quand je vois de ci de là sur les blogs la quantité de trucs que les futures mamans cousent/tricotent pour leur progéniture, j'ai un peu honte (mais un peu seulement) et je dois bien l'avouer : je n'ai pas fait grand chose pour le petit pois. Par contre, comme je savais exactement ce que je voulais pour lui (et que bizarrement, ça ne se fait pas/plus dans les magasins) j'ai monté, dès le troisième mois de grossesse un atelier clandestin, où j'ai embauché toute ma famille, pour lui préparer son trousseau.

Au départ donc, j'avais chargé ma grand-mère de la confection des chaussettes (parce que j'en voulais des très hautes). Elle a donc passé plusieurs mois à tricoter, en quantités industrielles, à l'aide d'aiguilles tellement petites que rien que de les voir, j'avais mal aux doigts (et je n'ai pas d'arthrite moi !).

Je ne sais pas si ça se voit, mais il n'y a pas deux paires identiques, c'est pour que je puisse les reconnaître facilement (elles ne sont pas toutes de la même taille parce qu'il parait qu'un petit pois, ça peut grandir). Sinon, elle sait aussi faire des chaussons qui tiennent aux pieds (il n'y a pas de copyright sur le fil de laine à la cheville qui est je crois le secret de ce miracle). Et puis bon, comme il n'aura de toute façon que deux pieds elle s'est depuis attelée à lui faire des couvres-autres extrémités.

Pour le reste de la production de mon atelier clandestin, il faudra peut être attendre mon retour de la maternité vu qu'actuellement, une bonne partie est dans la valise, prête depuis un mois et que j'ai la flemme de remettre sens dessus dessous (et oui, ça y est, la boucle est bouclée, on est revenus à cette satanée flemme).

Edit :  je sais, ça ne se voit pas bien que ce sont des chaussettes, on verra mieux sur le petit pois : raison de plus de vouloir qu'il arrive.